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Une définition de la santé selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) :
La santé est considérée comme « un état de complet bien-être physique, mental et social [elle] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ». (charte de l'OMS, 1948).
Une définition de la santé environnementale
La notion de santé environnementale, élaborée par l'OMS, recouvre « les aspects de la santé humaine, y compris la qualité de la vie, qui sont déterminés par les facteurs physiques, biologiques, sociaux, psychosociaux et esthétiques de l’environnement ».
Au delà des définitions, un sujet complexe
L'impact de l'environnement sur la santé est avéré, mais l'évaluation des conséquences des expositions aux facteurs environnementaux reste complexe, notamment parce que les déterminants, positifs ou négatifs, de la santé sont nombreux et variés :
- l'environnement social, économique et culturel (éducation, revenus, réseau de soutien,...)
- l'environnement physiques (qualité de l'alimentation, de l'eau, de l'air, pollution chimique,...)
- les attributs biologiques (age, sexe, génétique,...)
- les comportements (tabac, alcool, activité physique,...)
- le système de soin (qualité, facilité d'accès,...)
Face à cette complexité, une méthode
Pour faire progresser la santé des populations, l'action de l'OMS se base sur la promotion de la santé. Il s'agit d'un processus définit dans la charte d'Ottawa (1986) :
« La promotion de la santé est le processus qui confère aux populations les moyens d'assurer un plus grand contrôle sur leur propre santé, et d'améliorer celle-ci. Cette démarche relève d'un concept définissant la "santé" comme la mesure dans laquelle un groupe ou un individu peut d'une part, réaliser ses ambitions et satisfaire ses besoins et, d'autre part, évoluer avec le milieu ou s'adapter à celui-ci. La santé est donc perçue comme une ressource de la vie quotidienne, et non comme le but de la vie ; il s'agit d'un concept positif mettant en valeur les ressources sociales et individuelles, ainsi que les capacités physiques. Ainsi donc, la promotion de la santé ne relève pas seulement du secteur sanitaire : elle dépasse les modes de vie sains pour viser le bien-être ».
La charte d’Ottawa définit 5 axes d’actions pour promouvoir, renforcer ou améliorer la santé des populations :
- l’amélioration des systèmes de santé
- l’orientation des politiques publiques
- la participation des populations
- le renforcement des aptitudes et compétences des populations
- la création d’environnements favorables à la santé
Au delà de la promotions de la santé (extrait du rapport annuel de l'Inspection Générale des Affaires Sanitaires, 2003, « Santé : pour une politique de prévention durable »).
« L’homme n’agit pas en « homo medicus » rationnel. Il ne suffit pas d’informer la population sur un danger objectif par une communication de masse, aussi professionnelle et séduisante soit-elle, pour que les individus changent spontanément de comportement à l’égard de ce danger. Sinon, aucun médecin ne fumerait.
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Différentes études en psychologie sociale ont démontré le rôle du médiateur entre l'information et le public à qui elle est destinée. Les messages ont plus de chance d’aboutir s’ils sont relayés au niveau local par des médiateurs, des leaders d’opinion auxquels l’individu accorde sa confiance.
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Dans le registre de la santé, on constate ainsi qu'en matière de lutte anti-alcoolique, les méthodes faisant appel à des processus fondés sur l’action d’un groupe de proximité (telles celles employées par les « Alcooliques anonymes », ou certaines communautés thérapeutiques) semblent avoir montrées leur supériorité sur les campagnes d’information.
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Serge Moscovici, l’un des pionniers de la psychologie sociale en France tire une conclusion : « Pour qu’un individu change son comportement, d’une part il doit être impliqué, d’autre part il doit reconnaître comme légitime l’autorité émettrice du message ». Et suggère une piste d’action : « mener des expériences d’éducation à la santé par l’intermédiaire d’autorités légitimes (médecins, policiers, savants...) ou de personnalités identifiées comme minoritaires, et impliquant les usagers, dans le cadre d’un travail à l’échelle du groupe. » |